Comment notre cerveau prend les décisions ? Peut-être pas comme vous le croyez….

Notre cerveau prend environ 35.000 décisions par jour. De la décision stratégique à la décision du moment présent, les mécanismes sont les mêmes et pas forcément ceux que nous imaginons. Voici trois vérités révélées par les neurosciences.

90% de nos décisions sont prises par notre inconscient

« Je pense donc je suis » dit Descartes. Notre culture occidentale de la décision se fonde sur la croyance que nous sommes des êtres avant tout rationnels, que nous agissons à partir de raisonnements logiques. Oui mais seulement pour 10%. Et c’est plutôt une bonne nouvelle. Car notre cortex frontal, la partie du cerveau qui raisonne avec la logique, est 10.000 fois plus lent que le reste du cerveau. Sans l’extraordinaire célérité de nos circuits neuronaux inconscients, nous ne pourrions pas survivre. Notre inconscient se construit au fil de notre vie sur la base d’informations et d’expériences vécues et a pour intention de nous protéger.

Ce que nous nommons « intuition » est le fruit de notre calculateur inconscient. C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas expliquer les bases logiques d’une intuition. Les intuitifs ont appris à se fier à leurs intuitions car l’expérience leur a montré qu’elles étaient justes et bonnes. Or, nous sommes tous nés intuitifs. A chacun d’accorder du crédit à ces pensées fulgurantes qui nous font dire « je le sens comme ça ».

Nos émotions comme indicateurs d’une bonne ou mauvaise décision

Les quatre émotions principales sont :

  • la peur
  • la colère
  • la tristesse
  • la joie.

Ensuite, elles se combinent pour former des émotions comme l’ennui, la frustration, l’excitation, le dégoût…. Elles rythment notre vie et nous leur accordons plus ou moins d’attention. Mais à quoi servent-elles ?

Les émotions sont des réponses à des stimuli extérieurs, des situations de notre vie, et ont pour fonction de nous protéger du danger pour la peur, la colère et la tristesse, et de nous donner de l’élan vital pour la joie. Elles sont une série de réactions chimiques du cerveau extrêmement rapides qui entraîne une réaction physique de notre corps. Nos sensations physiques sont ainsi les signes sensitifs de nos émotions. Et chaque personne a les siennes par sa sensibilité et ses habitudes de fonctionnement.

Comme notre cerveau est persévérant, si nous n’écoutons pas les sensations physiques provoquées par une émotion, le signal est renvoyé avec une puissance de plus en plus élevée, jusqu’à parfois se rendre malade.

Nos émotions sont reliées aux besoins vitaux :

  • sûreté
  • liberté
  • appartenance
  • affirmation de sa différence
  • harmonie
  • réalisation de soi
  • accomplissement de soi
  • partage.

Ainsi, écouter nos sensations physiques et comprendre nos émotions est un chemin précieux pour s’assurer qu’une décision préserve nos besoins vitaux.

Notre cerveau est paresseux et privilégie ses habitudes

Le cerveau préserve sa dépense énergétique en automatisant au maximum le fonctionnement quotidien. Il crée des chemins neuronaux, c’est à dire des processus appliqués à une série de situations. Sans nous en rendre compte, nous fonctionnons spontanément d’une certaine manière. La bonne nouvelle est que notre cerveau est aussi d’une grande plasticité. Sa capacité d’apprentissage permet de créer de nouveaux chemins neuronaux.

Notre cerveau a quatre grandes préférences. Pour orienter la prise de décision, il va être sensible plus particulièrement à une ou deux des préférences :

  • les faits et les chiffres
  • les concepts et la vision
  • la relation aux autres
  • les processus et la gestion des risques.

La bonne nouvelle est que nous pouvons apprendre à utiliser les modes qui ne sont pas naturels, par exemple en questionnant volontairement nos décisions systématiquement dans les quatre champs.

Comment bien prendre les décisions en entreprise

Les mêmes principes s’appliquent dans la sphère professionnelle, que ce soit une décision individuelle ou une décision collective. Cependant, il n’est pas forcément dans la culture de l’entreprise d’intégrer l’intuition, les émotions et les préférences cérébrales. Et pourtant cela permettrait des décisions dix mille fois plus puissantes et pertinentes !

Si ce sujet vous interpelle pour votre entreprise, je vous invite à prendre contact pour échanger sur votre situation et votre projet.

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