La démarche Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) a dans son ADN l’intégration des parties prenantes, salariés et acteurs externes impactés par l’activité de l’entreprise. Dans les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), de nombreuses actions RSE concernent la gouvernance et les conditions de travail. De plus en plus d’entreprises élargissent leur démarche à leurs clients et fournisseurs. Une démarche RSE investie sur plusieurs dimensions crée de la confiance et de la valeur.
La force de l’aventure collective élargie
La force particulière de la démarche RSE est d’associer les parties prenantes, les salariés d’une part, ainsi que tous les acteurs externes impactés par l’activité de l’entreprise :
- clients
- fournisseurs
- partenaires
- collectivités locales
- acteurs de la recherche
- enseignement
- associations
- …
Dans la démarche RSE, le diagnostic implique le recueil des attentes des parties prenantes. Puis tout au long de la mise en œuvre des actions RSE choisies, les parties prenantes sont impliquées et informées par l’entreprise. L’enjeu est de garder le lien sur le long terme.
L’analyse entre compétitivité et RSE (2) insiste sur la performance accrue des entreprises ayant intégré plusieurs axes de la RSE dans leur stratégie. Une des raisons principales est le bénéfice organisationnel issu de l’intégration des acteurs externes dans la démarche RSE sur le long terme. L’association des clients et fournisseurs à la construction et l’évolution des produits et services apporte de la pertinence à l’offre et stimule l’innovation. Cela génère des avantages comparatifs.
Une stratégie RSE construite sur mesure permet de trouver l’équilibre entre les moyens techniques, humains et financiers, et les avantages attendus par l’entreprise et les parties prenantes.
Une démarche d’amélioration continue incluant les parties prenantes minimise les risques industriels, sociaux et environnementaux.
De nombreux axes de mise en œuvre
Un point fondateur de la démarche RSE est la consultation des parties prenantes externes. Sur les 7 axes de la norme ISO26000 de la RSE, 2 axes concernent les salariés. Les 5 autres axes touchent les acteurs externes :
- les Droits de l’Homme
- l’environnement
- la loyauté des pratiques
- les questions relatives aux consommateurs
- la communauté et le développement local.
Parmi les PME et ETI les plus avancées dans leur démarche RSE (1), les actions les plus souvent mises en œuvre concernant les parties prenantes sont :
- L’établissement d’une cartographie des parties prenantes et le développement du dialogue avec elles
- L’équité des relations avec les fournisseurs
- La valorisation des circuits courts
- Les certifications qualité, sécurité, environnement…
- La prise en compte des demandes clients
- L’implication dans la vie locale lors d’événements, d’ateliers ou de comités
59% en moyenne des PME et ETI (1) ont mis en place une relation gagnant-gagnant avec leurs fournisseurs. 24% des PME et ETI offrent un appui ou une aide à des projets de développement local. Les relations avec les parties prenantes tissées dans le temps permettent de choisir des actions ciblées correspondant à de vrais besoins de l’entreprise et des différents acteurs.
Confiance et création de valeur en cadeau
La confiance est la clé de la réussite pour garder dans le temps des relations de travail internes et externes chaleureuses et productives. La confiance est toutefois fragile et demande une attention constante par le dialogue régulier avec les différentes parties prenantes.
L’entreprise SERGE FERRARI fabrique et distribue des matériaux composites. Sa stratégie est basée depuis toujours sur la très forte différenciation de ses produits. Elle a ainsi créé un département d’innovation concept pour ses clients, en les associant étroitement. Industriel de la chimie, le traitement des déchets a été intégrée dans la chaîne de production par la construction d’une usine de recyclage de ses déchets.
Le management est participatif avec 50% des salariés entrés au capital de l’entreprise. Un syndicat autonome a émergé de la culture d’entreprise très tournée vers le dialogue social et 50% des salariés de l’entreprise sont syndiqués, alors que ce taux est de 8% dans le secteur privé en France. Un comité santé-sécurité anticipe les risques liés à l’activité industrielle. Pour son dirigeant Romain FERRARI, la RSE est créatrice de valeur.
- https://lelab.bpifrance.fr/get_pdf/878/bpifrance_le_lab_etude__une_aventure_humaine_les_pme-eti_et_la_rse.pdf
- https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs_etude_rse_finale.pdf

