Dans les Petites et Moyennes Entreprises et les Entreprises de Taille Intermédiaire, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) est plus particulièrement portée par le dirigeant. Son engagement dépend profondément de ses valeurs et de sa vision de la RSE. Le succès de la démarche s’appuie sur l’implication des salariés et parties prenantes externes.
Le dirigeant leader de la démarche RSE
99,99% des dirigeants de PME et ETI consultés par BPI France-Le Lab(1) considèrent que la responsabilité des entreprises dépasse largement la sphère économique. Au-delà de la rentabilité, la responsabilité de l’entreprise touche :
- le bien-être des salariés
- la création d’emplois et l’employabilité
- la participation à la vie culturelle et locale
- la protection de l’environnement
- le développement de la mixité.
La RSE englobe plusieurs de ces sujets de responsabilité. La certification ISO26000 liée à la RSE s’articule autour de 7 axes qui ont des répercussions sur les orientations stratégiques de l’entreprise.
Ainsi, le dirigeant de l’entreprise doit être l’initiateur et le garant de la démarche RSE. Dans les grandes entreprises, la RSE est de manière générale formatée par les obligations réglementaires des différents rapports liés à la performance extra financière. Les Petites et Moyennes Entreprises (PME), quel que soit leur pays d’origine, présentent deux particularités(2) . La première est une grande diversité d’approches d’une entreprise à l’autre. La deuxième est la corrélation très forte entre l’engagement de l’entreprise et les convictions et représentations du dirigeant vis-à-vis de la RSE.
Les 4 profils de dirigeants face à la RSE
L’étude BPI France-Le Lab(1) dégage 4 profils de dirigeants :
- 25% des dirigeants sont convaincus. Pour eux, la RSE est un levier de compétitivité et la démarche est une opportunité d’affaires.
- 20% des dirigeants sont socio-engagés. Pour eux, la RSE est un moyen de fédérer les salariés et de renforcer l’engagement. La RSE est ramenée à sa dimension sociale interne, comme la qualité de vie au travail, en négligeant l’axe environnemental
- 30% des dirigeants sont sceptico-favorables. Ils n’ont pas de convictions fortes au sujet de la RSE mais y sont néanmoins favorables et souvent moyennement engagés dans la démarche.
- 25% des dirigeants sont sceptico-réfractaires. La RSE est perçue comme une contrainte supplémentaire et ils sont en retrait sur tous les axes de la démarche.
Même si 75% des dirigeants de PME-ETI sont favorables à l’application de la Responsabilité Sociétale des Entreprises, seulement 25% y voient un levier de compétitivité. Ce taux devrait augmenter dans le temps avec les retours d’expérience positifs.
Le dirigeant capitaine d’une aventure collective
Dans l’aventure de la RSE, le dirigeant est un capitaine entouré de son équipage. Cette démarche est une formidable opportunité pour le dirigeant de s’entourer de ses collaborateurs dans un travail collectif et collaboratif.
La RSE invite aussi à travailler de concert avec les parties prenantes externes :
- Clients
- Fournisseurs
- Partenaires
- Collectivités locales
- Financeurs
- Enseignement
- …
Dans la société LIM GROUP, son dirigeant Laurent DURAY attache une attention particulière à rendre ses clients heureux. Pour lui, son entreprise et son engagement en RSE permet de mieux vivre ensemble. Son entreprise connaît une croissance plus élevée que la moyenne grâce notamment à l’engagement des collaborateurs. Il a mis en place un management inclusif et ouvert visant à responsabiliser les salariés et a investi dans la formation continue.
Sensible aux problématiques écologiques, Laurent DURAY a intégré des engagements environnementaux dans la stratégie de l’entreprise. La société LIM GROUP conçoit, fabrique et distribue des selles d’équitation dans le monde entier. Elle a mis en place des protocoles partagés avec les agriculteurs fournisseurs pour optimiser la peau, en améliorer la qualité et réduire les chutes. Elle a également créé avec ses partenaires un pôle rural d’excellence autour de filière cuir du Périgord.
